2 mars 2026
Le Carême
Jésus vient d’être baptisé, après trente années de silence et de discrétion à Nazareth, il s’apprête à commencer sa mission publique. Pour s’y préparer il se retire quarante jours au désert. Il va à l’écart, il s’isole, pour approfondir sa communion avec le Père dans la prière et le jeûne. Cette préparation consiste aussi à s’entrainer à résister aux tentations qui ne manqueront pas de l’assaillir tout au long de sa vie publique.
L’Eglise nous donne la grâce de vivre une expérience un peu similaire avec le temps de carême qui s’ouvre. Nous sommes nous aussi invité à approfondir notre relation, notre communion à Dieu par la prière et le jeûne et à ouvrir notre cœur à nos frères dans l’aumône et le partage. C’est là comme un temps privilégier d’entrainement intensif à la vie chrétienne, à l’art d’être chrétien, à la mission de disciple missionnaire, un peu à la manière dont les sportifs se sont préparés aux JO d’hivers. Si nous voulons gagner la médaille promise dans la résurrection de Jésus au matin de Pâques, c'est-à-dire la vie éternelle, la vie divine, nous ne pouvons nous contenter de nos habitudes, de notre traintrain quotidien ou hebdomadaires, il nous faut muscler un peu notre foi et affermir notre marche à la suite de Jésus.
Le pape Léon, dans son message pour ce carême nous donne quelques pistes intéressantes que je vous partage.
Il nous dit à propos du jeûne : « Je voudrais donc vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain… Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse : au sein de la famille, entre amis, dans les lieux de travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques, dans les moyens de communication, dans les communautés chrétiennes. »
A propos de la prière il nous dit que le carême est « une occasion propice pour prêter l’oreille à la voix du Seigneur et renouveler la décision de suivre le Christ ». Il attire l’attention particulièrement « sur l’importance de laisser place à la Parole de Dieu à travers l’écoute, car la disposition à écouter est le premier signe par lequel se manifeste le désir d’entrer en relation avec l’autre ». Une écoute qui pousse à l’action car nous dit-il « les Saintes Écritures nous rendent capables de reconnaître la voix qui s’élève de la souffrance et de l’injustice, afin qu’elle ne reste pas sans réponse ». Il nous dit aussi « Faisons en sorte que nos communautés deviennent des lieux où le cri de ceux qui souffrent soit accueilli et où l’écoute engendre des chemins de libération, nous rendant plus prompts et plus diligents à contribuer à l’édification de la civilisation de l’amour. »
Sur la paroisse nous vous invitons à vous laisser aider par les propositions du CCFD, mais aussi de venir écouter les conférences de carême du diocèse à la maison paroissiale en visioconférence. Suite aux célébrations et partages du vendredi dans les communautés locales, l’EAP vous propose de vous réunir dans les villages autour d’un chapelet, un chemin de croix ou un partage d’Evangile. Vous trouverez tous les outils sur le site internet ainsi qu’au fond de l’église. Se réunir toutes les semaines localement ne pourras que renforcer votre vie communautaire et nous aider tous à avancer vers Pâques en musclant une peu notre foi.
Que Dieu nous accompagne.
Écrit par
Jean-Luc Barrié

